Augmentation conséquente du coût d’usage et de la fiscalité des automobiles depuis le 1er Janvier 2020

Cette année, les automobilistes vont devoir faire face à la nouvelle grille du malus écologique applicable depuis le 1er Janvier 2020, dont le seuil minimal a été encore abaissé par rapport à 2019. De plus, partir du 1er mars de cette même année, le nouveau cycle d’homologation WLTP va se substituer à celui de NEDC, avec à la clé une nouvelle grille de malus écologique automobile.

La vignette Crit’Air pénalise les voitures à moteur diésel  

Depuis le  1er janvier 2020, le coût d’usage et les taxes des voitures mettent  à mal le budget des utilisateurs, avec, entre autres, le prix à la pompe des carburants qui continue à augmenter. Le diésel, depuis qu’il s’est avéré polluant n’est plus plébiscité. L’adoption des vignettes Crit’Air ne lui est pas du tout favorable, depuis qu’en 2017, elle est devenue obligatoire, pour pouvoir circuler à Paris, Lille, Lyon Grenoble et dans les agglomérations où la circulation est devenue de plus en plus dense. En effet, ces vignettes Crit’Air permettent de catégoriser les véhicules selon leur  année de sortie. Allant de 1 à 5, la vignette Crit’air catégorise les véhicules : 1 pour le moins polluant et 5 pour le plus polluant, à l’exemple des voitures diésel datant d’avant 2001. Ces dernières sont carrément interdites dans le Grand Paris, ayant pour périmètre l’intérieur de l’A86; incluant 76 communes. D’ailleurs, à partir 2021, celles dotées du Crit’Air 4 ne pourront plus circuler dans Paris et en 2024, plus aucune voiture à moteur diésel ne pourra circuler dans la capitale.

Du coup, l’acquisition de véhicules roulant à l’essence est encouragée par les pouvoirs publics, avec  à la clé, une déduction progressive de la TVA sur 5 ans. Une aubaine pour les entreprises, qui pourront récupérer 60% de la TVA sur les essences pour cette année.

Durcissement du malus écologique pour 2020 et mise en place d’une nouvelle grille

Toujours dans le cadre écologique, le malus auto maximal à partir du 1er janvier 2020 est relevé à 20 000 euros pour les émissions de CO2 supérieures à 184g/km, au lieu des 12 500 euros pour l’année dernière. Le seuil du malus minimal pour 2020 a encore été abaissé à 110g/km, pour une taxation de 50 euros, contre 117g/km et une taxe de 35 euros pour 2019. Cependant, les prix s’envolent à partir de la tranche suivante. Et si jamais votre voiture émane 160g/km de CO2, votre voiture sera taxée de 6 724 euros !

Toutefois, à partir du 1er mars 2020, une nouvelle grille entrera en vigueur avec la mise en place du nouveau cycle l’homologation WLTP, remplaçant celui de NEDC. Cette deuxième grille débute à 138g/km pour une taxation de 50 euros. Le cycle WLTP a ainsi augmenté de 25% le calcul des émissions de CO2 des véhicules.