Comment se porterait le marché automobile après le confinement ?

À la sortie du confinement, rien ne sera plus pareil. L’économie en général aura du mal à décoller. Tous les secteurs ont été impactés par la pandémie du Covid-19 et l’industrie automobile n’y a pas échappé. En effet, dès l’annonce de la crise sanitaire, plusieurs usines de construction de voitures ont dû arrêter leur production, et les magasins concessionnaires ont dû fermer leurs portes. De plus, plusieurs pays ont cessé leurs importations de pièces automobiles fabriquées en Chine. De l’autre côté, le chômage partiel ou total imposé par la crise sanitaire ont diminué le pouvoir d’achat d’un grand nombre de consommateurs.

Une baisse notable des immatriculations neuves durant le confinement

Mise à l’arrêt quasi-total durant le confinement, la vente des voitures neuves a du mal à reprendre. Déjà qu’au début du confinement, c’est-à-dire en mars 2020, le nombre des immatriculations neuves a baissé de 72 % par rapport à la même période de l’année précédente 2019. Un chiffre sorti par le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles ou CCFA, qui prévoit par ailleurs une chute de 1,7 millions de ventes de véhicules neufs pour cette année 2020. Toutefois, on a remarqué une reprise assez timide de la vente de véhicules neufs vers la 3ᵉ semaine du mois d’avril. En effet, au niveau des immatriculations neuves, 2407 et 2175 ont été respectivement enregistrées le 22 et 23 avril 2020, contre environ 300 par jour entre le 20 et 31 mars 2020. D’autre part, les concessionnaires priorisent la livraison des véhicules neufs achetés avant le confinement.

Le plan de relance automobile du gouvernement

Afin d’écouler les stocks, les acteurs du marché automobile tablent sur une revue à la baisse des prix des voitures neuves, tout en comptant sur le soutien du gouvernement que le Comité national des professionnels de l’automobile a demandé en avril 2020. Aussi, l’annonce de la nouvelle prime à la conversion 2020 va beaucoup compter sur la décision des Français à acquérir une nouvelle voiture. En effet, le décret n°202-656 du 30 mai 2020 est entré en vigueur le 1er juin 2020. Il fait partie du plan de relance automobile du gouvernement, mais ne sera applicable que pour les 200.000 premiers achats.

Une fois ce cap franchi, l’ancienne prime à la conversion prendra le relais. On peut donc s’attendre à un pic élevé de nouvelles immatriculations à partir de ce mois de juin 2020. Ce plan de relance contribue à inciter les Français à acquérir une voiture à faible émission de CO2, qu’elle soit neuve ou de bonne occasion, et à mettre au rebut leur vielle voiture polluante. La différence entre l’ancienne prime à la conversion et la nouvelle réside dans le fait que le revenu fiscal de référence inférieur est passé de 13 000 € à 18 000 € net par part.

Le leasing, une alternative pour acquérir une voiture neuve ou de bonne occasion

On peut aussi s’attendre ce que les consommateurs se tournent vers le leasing, une bonne alternative pour ceux qui voudraient changer leur voiture pour une neuve ou une occasion récente, moins polluante et encore sous garantie chez un concessionnaire. En effet, avec le leasing, après un versement du 10 à 15 % du prix de l’automobile, on peut disposer d’une voiture neuve et en changer régulièrement, moyennant une faible mensualité, jusqu’à effacement du crédit auto contractée. Grâce à ce procédé, on peut espérer faire une économie de 20 % sur le coût total de la voiture d’occasion très récente, à l’exemple d’une Peugeot 2008 n’ayant fait que 10 000 km.