L’industrie automobile sur la sellette, à cause du coronavirus

Au mois de décembre 2019, un virus dangereux fait son apparition en Chine. Les mesures draconiennes prises pour endiguer sa foudroyante propagation ont des répercussions graves sur l’économie chinoise, en particulier l’industrie automobile. En effet, plusieurs pays commencent à cesser leurs importations de pièces automobiles fabriquées en Chine.

Les pays riverains de la Chine en difficulté

L’épidémie de coronavirus fait des ravages dans bien des domaines. En Chine, l’économie tourne au ralenti. Les usines chinoises arrêtent leur production à cause de la quarantaine imposée à la population. Mais dorénavant, à cause de la pénurie de pièces chinoises pour auto, c’est l’industrie automobile qui est frappée de plein fouet. Mais ça ne concerne pas uniquement la Chine. Même schéma en Corée avec l’usine Renault Samsung Motors et Hyundai-Kia. La Chine abrite  une importante base de production pour la firme coréenne. Du coup, l’arrêt du travail en Chine à cause du coronavirus affecte la production et la livraison de pièces vers les usines en Corée. Ainsi, à Ulsan en Corée du Sud, un géant mondial de l’assemblage automobile a cessé ses activités.

La production de 1,4 millions de véhicules Hyundai s’est interrompue suite à la prolongation de la fermeture des usines chinoises au-delà du congé du Nouvel An. La réaction est en chaîne car la filiale sud coréenne de Renault prend les devants pour anticiper un manque d’approvisionnement et a fermé temporairement ses portes. En outre, depuis plusieurs jours, le Japon ressent les effets des dégâts collatéraux causés par cette pandémie. Il y a rupture de stock pour les pièces chinoises utilisées dans le montage des voitures Nissan. Malgré les mesures prises après le tsunami de 2011 de ne pas se cantonner au fournisseur de pièces chinois, le Japon ressent lui aussi les secousses du séisme coronavirus.

Les conséquences sur le reste du monde

Aux Etats Unis, on a le temps de se retourner et prendre le temps de s’adapter, mais les industriels de l’automobile américains reconnaissent que la capacité de production de la Chine est difficilement remplaçable. Cependant, les chaînes de production n’ont pas mis leurs œufs dans un seul panier. Ils ont pris le soin de se diversifier en matière d’approvisionnement. La règle étant d’avoir deux fournisseurs et de réunir les sous traitants dans la même région que les chaînes d’assemblage. Ce qui n’est pas le cas de certains pays qui sont tributaires de l’industrie manufacturière chinoise.

Les constructeurs de voitures de l’occident redoutent des perturbations dans la production de véhicule comportant des pièces fabriquées en Chine. En Europe, Fiat Chrysler qui compte sur les composants venus de Chine, pourrait être touchée en ce qui concerne ses usines européennes. D’autre part, pour l’Iran et la Tanzanie, tout ralentissement de production d’un composant peut entraîner des fermetures d’usines et paralyser un secteur important de l’économie. Le chômage technique est présent en Chine, car les ouvriers sont confinés chez eux et ne peuvent pas produire. Ainsi, à cause du coronavirus, la Chine, classée cinquième chaîne manufacturière du monde, met en difficulté, non seulement son économie mais aussi celle des pays qui achètent ses composants à un prix avantageux.